Que voir au col du Petit-Saint-Bernard et aux alentours pour une journée bien remplie ?

Le col du Petit-Saint-Bernard culmine à 2 188 mètres entre la Savoie et le Val d’Aoste italien. Ce large col frontalier des Alpes grées relie la vallée de la Tarentaise à La Thuile, côté piémontais. Une journée suffit pour enchaîner vestiges historiques, jardin botanique d’altitude et randonnées panoramiques, à condition de bien choisir ses arrêts.

Cromlech et Colonne Joux : les traces anciennes au sommet du col du Petit-Saint-Bernard

Avant de visiter les bâtiments les plus connus, prenez le temps de repérer le cromlech. Ce cercle de pierres dressées, visible à quelques pas de la route, passe inaperçu pour beaucoup de visiteurs pressés. Son origine exacte fait encore débat, mais sa présence à cette altitude témoigne d’une fréquentation humaine très ancienne sur ce passage entre France et Italie.

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Un peu plus loin, la Colonne Joux marque symboliquement la frontière. Elle servait autrefois de repère aux voyageurs qui franchissaient le col, bien avant la construction de la route moderne. Ces deux éléments se découvrent en moins d’une demi-heure de marche tranquille sur le replat sommital.

Vous avez déjà remarqué que la plupart des guides mentionnent ces sites sans expliquer comment les relier à pied ? Le plus simple : garez-vous au parking principal du col, repérez le panneau d’information, puis suivez le sentier balisé qui longe la route côté nord. Le cromlech et la Colonne Joux se visitent librement toute l’année, dès que la route est ouverte.

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Hospice et jardin alpin de la Chanousia : deux visites à ne pas manquer au col

Couple découvrant le jardin botanique alpin Chanousia au col du Petit-Saint-Bernard

L’Hospice du Petit-Saint-Bernard est le bâtiment le plus imposant du site. Fondé pour accueillir les voyageurs traversant les Alpes, il a traversé les siècles et les guerres. Aujourd’hui partiellement restauré, il abrite une exposition permanente sur l’histoire du col et de la route transfrontalière.

Juste à côté, le jardin alpin de la Chanousia mérite une halte d’au moins une heure. Ce jardin botanique d’altitude rassemble des espèces végétales adaptées aux conditions extrêmes des Alpes. On y trouve des plantes qu’on ne croise nulle part ailleurs à cette altitude, soigneusement identifiées par des panneaux pédagogiques.

La Chanousia est un jardin entre ciel et cimes, ouvert en été uniquement. L’entrée est accessible à tous les niveaux de marche, y compris aux familles avec enfants. Prévoyez une couche chaude : même en juillet, le vent peut souffler fort à plus de 2 000 mètres.

Randonnées accessibles depuis le col du Petit-Saint-Bernard

Le col est un point de départ idéal pour plusieurs boucles de randonnée. Pas besoin d’être un marcheur aguerri pour profiter des panoramas sur le massif des Alpes grées et le Mont-Blanc en arrière-plan.

Voici les options les plus adaptées à une journée :

  • La boucle du Lancebranlette, qui monte en pente régulière vers un sommet offrant une vue à 360 degrés sur la Tarentaise et le Val d’Aoste. Comptez environ trois heures aller-retour pour des marcheurs moyens.
  • Le sentier vers le lac Sans-Fond, un petit lac d’altitude niché dans un vallon herbeux. Le chemin est bien tracé et la dénivelée reste modérée.
  • La promenade le long de la frontière franco-italienne, sur le replat sommital, idéale pour les familles ou les personnes qui préfèrent rester sur du plat. On longe les vestiges militaires et les anciennes bornes frontières.

Chaque sentier part directement du parking du col, sans navette ni transfert. En été, les départs tôt le matin permettent d’éviter les orages d’après-midi fréquents à cette altitude.

La Rosière et La Thuile : que voir aux alentours du col en une journée

Randonneur contemplant la vallée italienne de La Thuile depuis le col du Petit-Saint-Bernard

Côté français, la station de La Rosière se trouve à une vingtaine de minutes en voiture en redescendant du col. En été, elle propose des sentiers de VTT, des remontées mécaniques ouvertes aux randonneurs et quelques terrasses avec vue sur la vallée. C’est un bon point de ravitaillement si vous cherchez un restaurant ou un café avant de remonter au col.

Côté italien, La Thuile offre un dépaysement immédiat. Le village a conservé une atmosphère alpine italienne avec ses ruelles étroites et ses trattorias. Passer la frontière au col prend moins de cinq minutes en voiture. Aucun contrôle douanier, aucune formalité : vous êtes dans l’espace Schengen.

Pour ceux qui disposent d’un peu plus de temps, la descente vers Bourg-Saint-Maurice par la route offre une succession de points de vue remarquables. La route serpente sur une trentaine de kilomètres avec une pente régulière, ce qui explique pourquoi les cyclistes de la Route des Grandes Alpes apprécient particulièrement ce versant.

Col du Petit-Saint-Bernard à vélo : un premier grand col accessible

Le col attire de plus en plus de cyclotouristes, notamment grâce à son intégration dans la Route des Grandes Alpes. Depuis Bourg-Saint-Maurice, la montée fait environ 30 kilomètres avec une pente moyenne qui ne dépasse quasiment jamais les 6 %. Cette régularité en fait un col idéal pour un cycliste souhaitant gravir son premier sommet au-dessus de 2 000 mètres.

La route est large et bien entretenue. Le trafic automobile reste modéré en semaine. Des bus estivaux circulent entre Bourg-Saint-Maurice, La Rosière et le col, ce qui permet d’organiser une montée à vélo et une descente en transport si nécessaire.

  • Départ recommandé depuis Bourg-Saint-Maurice ou Séez, tôt le matin pour profiter de la fraîcheur.
  • Ravitaillement possible à La Rosière, environ aux deux tiers de l’ascension.
  • Point d’eau et toilettes disponibles au sommet, près de l’Hospice, en saison estivale.

La descente côté La Thuile est plus technique avec des virages serrés, mais elle récompense avec des paysages spectaculaires sur le versant italien.

Famille déjeunant en terrasse d'un refuge de montagne près du col du Petit-Saint-Bernard

Le col du Petit-Saint-Bernard reste ouvert de la fin du printemps jusqu’aux premières neiges d’automne. Les dates exactes varient chaque année selon les conditions d’enneigement et les arrêtés préfectoraux. Avant de partir, vérifiez l’état de la route auprès du Département de la Savoie ou des offices de tourisme de La Rosière et La Thuile, qui communiquent les ouvertures et fermetures sur leurs sites et réseaux sociaux.

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