Les aurores boréales ne se laissent pas voir toute l’année et les routes des Hautes Terres ferment plusieurs mois, parfois de façon imprévisible. Les prix des hébergements peuvent doubler d’une saison à l’autre, tandis que certains sites touristiques restent inaccessibles une grande partie du temps.Des festivals locaux bouleversent régulièrement la disponibilité des logements. Même l’ensoleillement varie de façon extrême, avec des nuits sans fin ou, au contraire, des journées ininterrompues selon la période choisie.
Pourquoi la période de votre voyage en Islande change tout
Difficile de prévoir ce que vous réserve l’Islande : ici, la météo a le dernier mot, peu importe vos plans. Grâce au Gulf Stream, la capitale Reykjavik et le sud du pays profitent d’un climat étonnamment doux : entre 9 et 16°C l’été, parfois un peu plus si la chance s’en mêle. L’hiver, la température reste proche de zéro, mais au nord, le thermomètre tombe facilement à -10°C. Pluie persistante entre l’automne et le printemps, vents violents dès septembre, tempêtes soudaines… l’Islande n’est jamais vraiment sage.
Le calendrier touristique s’aligne sur les saisons. Dès que le soleil de minuit apparaît, l’été draine une foule compacte. Les hébergements affichent complet, les tarifs montent, les lieux incontournables se remplissent. À l’inverse, l’hiver offre une version plus intime du pays : routes quasiment désertes, prix plus attractifs, ambiance paisible, sauf pendant les fêtes où tout bascule.
Le printemps et l’automne, eux, transforment l’Islande. Les tarifs deviennent plus accessibles, la nature se pare de couleurs inédites. Pour planifier un séjour en Islande, il faut garder un œil sur la fonte des neiges, la migration des oiseaux, le retour des aurores boréales, et l’ouverture des infrastructures. Selon que vous rêvez de nuits blanches, de blizzards, ou de colonies de macareux, la meilleure période sera celle qui correspond à vos envies… et à votre tolérance pour les surprises du climat.
Faut-il privilégier l’été, l’hiver ou les saisons intermédiaires ?
Ceux qui veulent marcher sous une lumière inépuisable, randonner sur des pistes sauvages et explorer les Hautes Terres trouveront leur bonheur en été. Les fameuses routes F s’ouvrent enfin, révélant Landmannalaugar ou les fjords de l’Ouest. Les journées s’étirent sans fin, le soleil de minuit transforme tout. Les macareux viennent nicher sur les falaises. Mais il y a un revers : affluence maximale, prix qui grimpent, réservations obligatoires parfois plusieurs mois à l’avance.
Pour mieux comparer les avantages et contraintes de chaque saison, voici un tableau qui synthétise ce que chacune réserve :
| Saison | Avantages | Contraintes |
|---|---|---|
| Été | Accès à toutes les routes, soleil de minuit, observation des baleines, festivals | Tarifs élevés, forte fréquentation |
| Hiver | Aurores boréales, grottes de glace, paysages enneigés, tarifs plus bas | Routes F fermées, jours courts, accès limité à certains sites |
| Printemps/Automne | Tarifs modérés, moins de touristes, couleurs spectaculaires, macareux (printemps), aurores (automne) | Conditions météo changeantes, ouverture/fermeture progressive des routes |
L’hiver attire ceux qui veulent assister au ballet des aurores boréales ou savourer la tranquillité d’une Islande apaisée. Reykjavik s’illumine, les grottes de glace du Vatnajökull accueillent les curieux. Mais prudence : les routes F disparaissent sous la neige, les Hautes Terres deviennent inaccessibles, et des régions entières du nord peuvent se retrouver coupées du reste du pays. Les nuits sont longues, les déplacements demandent de l’adaptation, mais le spectacle du ciel se mérite.
Au printemps et à l’automne, le visage de l’Islande change. Les rivières grossissent avec la fonte des neiges, la nature se réveille, les oiseaux migrateurs réapparaissent. Les prix se font plus souples, les axes principaux restent praticables, la foule s’efface. Pour qui rêve d’un road trip authentique sans renoncer à la découverte, c’est souvent le meilleur compromis.
Activités, paysages et événements : ce que chaque saison a à offrir
Chaque moment de l’année dévoile une facette différente de l’Islande. L’été ouvre l’accès aux Hautes Terres et aux fjords oubliés. Les amateurs de randonnée arpentent Landmannalaugar, les croisières partent à la recherche des baleines depuis Reykjavik, Husavik ou Akureyri. Les macareux investissent les falaises de Latrabjarg et les îles Vestmann entre mai et août. Le soleil de minuit règne en juin et juillet, illuminant glaciers, plages noires et volcans d’une lueur singulière. C’est aussi la saison des grands rassemblements : fête nationale le 17 juin, Pride colorée en août dans la capitale.
Quand l’hiver s’installe, la neige métamorphose le pays. Les cascades se figent, les fjords prennent des allures de peinture glacée. De septembre à avril, les aurores boréales s’invitent dans la nuit polaire. Les grottes de glace du Vatnajökull ouvrent leurs portes. Les prix baissent, la fréquentation aussi, et Reykjavik vibre au rythme de l’Iceland Airwaves en novembre.
Le printemps voit les cascades grossir, les couleurs revenir et les voyageurs profiter d’un équilibre entre tranquillité et accessibilité. Les oiseaux migrateurs retrouvent leurs perchoirs, les sentiers s’ouvrent à nouveau. L’automne offre ses ciels clairs, ses mousses flamboyantes et le retour des aurores boréales. Même si les routes des Hautes Terres se ferment peu à peu, le Cercle d’Or, la péninsule de Snaefellsnes ou le Blue Lagoon restent accessibles, quelle que soit la météo.
Choisir ses dates, c’est choisir le roman de son périple. Sous une aurore boréale ou la lumière du soleil de minuit, l’Islande ne raconte jamais deux fois la même histoire. Reste à décider laquelle sera la vôtre.


